Twilight Rehab :

=> Pour parfaire dans l'originalité (ironique), j'ai décidé d'apaiser ma soif de lecture "twilightienne" en écrivant une fanfic suivant le dernier tome parut Hésitation J'admet que c'est un horrible manque d'imagination que d'écrire une fanfic mais j'espère que vous me pardonnerez. De toute façon, inutile de préciser que je fais cette fiction pour moi même, n'attendant rien des autres (je ne recherche pas spécialement de commentaires, sauf peut être pour donner un avis et des critiques qui me permettront de m'améliorer, et encore moins d'avoir 1000visites par moi, ce n'est pas mon but) En vérité, mon unique but est de pouvoir trouver une solution (autre que lire les livres que je connais par coeur) me permettant de me plonger dans l'univers des Cullen quand bon me semble. Soit dit en passant, c'est la meilleure cure de désintox de Twilight que j'ai trouvée !


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Fanfic N° 1

Nom : Moonlight (Clair de Lune)
Etat : Terminée
Particularité : Se déroule après Hésitation, avant que Bella ne devienne un vampire
Bella est : une Humaine


Fanfic N° 2

Nom : Whimsical (Lunatique)
Etat : Terminée
Particularité : Débute après Moonlight, une fois Bella transformée et raconte ses débuts
Bella est : un Vampire




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[ And the Lion fall in Love with the Lamb ]


=> J'accepte toutes critiques, elles sont d'ailleurs les bienvenues Je tiens juste à préciser que je ne suis pas influencée par les commentaires du style : il faut que jacob meure, il faut qu'edward la morde... Bien qu'ils soient les bienvenus, je préfère m'en tenir à mes propres idées (au risque de vous déplaire ) que de rentrer dans une écriture à business Eh oui, je suis égoïste mais au moins cette fiction ressemble au monde que je me suis forgée en lisant Fascination.



[ What a stupid Lamb ]
[ What a sick, masochistic Lion ]



Pour ceux qui souhaitent être prévenus lorsque je poste les nouveaux chapitres, je vous demanderais de laisser deux commentaires su cet article en me demandant d'être prévenu. Je sais que déjà beaucoup d'entre vous l'ont fait mais vos demandes sont éparpillées sur tout les articles et j'en oublie souvent lorsque je publie de nouveaux chapitres. Un lien vers votre blog sera donc publié sur cet article si vous souhaitez être tenu au courant, ce sera plus rapide et plus facile pour moi. Merci


Breaking-Dawn-Fic
Twilight-Star
Xx-ndeyesh-xX
Fan-Of-Bella-And-Edward
Nyhel


=> Si j'en ai oublié, dites le moi et si vous voulez être retiré de la liste, dites le moi aussi ^^



NEWS : Ma Nouvelle fiction ICI =)




Et sur ce, j'espère ne pas vous décevoir Bonne Lecture



Twilight Rehab :

# Posté le lundi 19 mai 2008 11:47

Modifié le samedi 24 janvier 2009 13:12

MoonlightChapitre N°1 : Le Mariage





-Je vais mourir...
-Mais non ! Pourquoi voudrais-tu mourir ? Enfin...si d'une certaine manière tu vas bientôt mourir mais...
-Alice, je vais mourrir de honte !
La jeune femme me tira la langue.
-Je te trouve superbe...dit-elle en haussant les épaules.
Je ne m'habituais toujours pas à mon reflet dans le miroir. Pendant des heures Alice m'avait coiffée, maquillée, pouponnée, habillée et lorsqu'enfin elle avait ôté le voile qui recouvrait le miroir de son immense salle de bain, je ne m'étais plus reconnue. Ma peau d'ordinaire pâle était désormais recouverte d'un voile hâlé, mes pommettes étaient rosies et mes lèvres teintées d'un rose doré qui me donnait bonne mine. Mes yeux noircis par le khôl et l'eye liner réhaussaient le maquillage sobre et rosé qu'Alice m'avait appliqué. Mes cheveux qui, d'habitude tombaient sur mes épaules en une masse informe étaient fixés de moitié au sommet de mon crâne et retombaient en une cascade de boucles brunes et soyeuses.
A la limite, le fait d'être maquillée et coiffée comme le dernier model de Barbie Princesse Glamour était supportable. Le pire était la robe de mariée. Lorsqu'Alice me l'avait montrée la première fois, je la trouvais simple et correspondant parfaitement à ma personnalité, mais maintenant que je la portais, je me sentais comme emprisonnée dans un cocon de satin et de dentelle. Le corset m'étouffait à moitié et, me connaissant, j'allais forcément m'écrouler au milieu de l'assemblée en trébuchant sur la traîne.
Le reflet de la fille que je voyais dans le miroir n'était pas moi, ne pouvait pas être moi.
-Bon, il est l'heure d'y aller, rappela Alice en m'embrassant sur la joue comme pour me donner du courage.
Je lui jetais un regard noir. Je commençais à me lever lorsque quelqu'un toqua à la porte.
-Oui ? répondit Alice d'une voix faussement enjouée. Si c'est toi Edward, je t'interdis d'entrer et t'ordonnes de déguerpir à l'autel en attendant ta fiancée avant que je ne te colle mon pied au derrière.
-C'est Jacob.
Mon coeur eut un raté.
Alice fronça les sourcils.
-Je me disais que ça sentait le chien...
-Alice, peut tu nous laisser s'il te plaît ?
La jeune femme grogna et sortit en silence pour laisser entrer Jacob. Ses blessures dûes au combat contre les Nouveaux-Nés avaient rapidement disparues mais il arborrait cependant un regard empli de souffrance. Il s'était coupés les cheveux très court, comme lors de sa premère transformation en loup.
-Bonjour Bella...
-Jacob ! Je suis si heureuse que tu sois venu !
Sans attendre de réponse je me jettais dans ces bras et l'enlaçait avec affection.
-Je ne reste pas Bella, je voulais juste te revoir une dernière fois avant que tu...avant qu'il ne te...
Il ne parvint pas à terminer sa phrase et je vis ses yeux qui s'embrumèrent.
-Oh Jacob...
Je ne savais pas quoi lui dire. Mon coeur s'était arrêté lorsque j'avais vu son visage si débordant de tristesse et plus je le regardais, plus mon cerveau s'engourdissait.
-Pourquoi Bella ? me demanda-t-il. Pourquoi lui ? Ta vie ne fais que commencer et tu choisis de la sacrifier pour un...monstre.
-Jacob, je t'ai déjà expliqué. Je l'aime, et je suis prête à donner ma vie humaine pour rester avec lui l'éternité. Je suis désolée de te faire souffrir autant...tu sais à quel point tu comptes pour moi...
Il ressera son étreinte autour de mon corps.
-Bella...
Sa voix s'était cassée, empreinte de sanglots monstrueux que je ne pouvais arrêter. Jacob pleurait. Je sentis ses larmes mouiller ma robe, inonder mon coeur et noyer ma raison.
Je prit son visage dans mes mains et plongea mes yeux dans les siens.
-J'ai pris ma décision, articulais-je lentement. Je t'aime Jacob, et tu le sais. Je t'aimerais toute ma vie, qu'elle dure 80ans ou des milliers d'années. Mais je l'aime davantage, tu sais mieux que quiconque que les sentiments ne se contrôlent pas. Il est ma vie, mon âme soeur...dans le monde où j'ai choisi de vivre.
Jacob me regarda d'un regard imprégné de larmes de douleurs qui marquerait mon esprit pour l'éternité. Il déglutit et rapprocha son visage du mien.
-Adieu, dit-il.
Ses lèvres touchèrent les miennes avec une douceur et une chaleur qui ne m'était pas familière. Ce baiser était différent des deux premiers. Les autres étaient des baisers de colère, de jalousie, d'espoir. Ici c'était un baiser doux, respectueux, un baiser d'amour, un baiser d'adieu.
Il s'écarta et essuya d'un revers de manche les larmes qui coulaient à présent sur mes joues.
-Tu es si belle...
Et il sourit, du sourire que j'aimais tant. Que ce sourire m'avait manqué !
Puis il me tourna le dos et ouvrit la porte. Sans se retourner il marmonna :
-Fais gaffe quand même, parceque te connaissant même immortelle tu pourrais t'attirer des ennuis...
J'éclatais de rire. Un rire nerveux, évidemment.
Alice revint me chercher quelques instants plus tard en plissant le nez. Elle me fourra un bouquet de freesias et de roses rouges dans les mains et me poussa vers l'immense escalier.
-C'est l'heure...claironna-t-elle.
La cérémonie devait être célébrée dans l'immense jardin des Cullen, derrière la maison. Je ne m'étais pas encore aventurée sur les lieux mais je pressentais que personne n'avait su réfréner les ardeurs d'Alice à organiser la cérémonie.
Face à la porte qui menait directement au jardin, j'eut un instant de doute.
-Alice ? Est-ce que tu as vu quelque chose...concernant ce mariage...Tu crois qu'Edward et moi avons fait le bon choix ?
La jeune femme soupira et entreprit de tortiller ses cheveux courts gominés en pointes autour de son doigt en m'adressant une moue desepérée.
-Bella, Bella ! Je t'ai déjà dit ce que j'en pensais, inutil de remettre ça sur le tapis ! Edward t'attends et vous aller faire le plus beau ménage que personne n'a jamais imaginé !
Elle entrouvrit légèrement la porte et adressant de loin un signe aux musiciens qui patientaiet dehors pour leur dire de commencer la Marche Nuptiale.
La porte s'ouvrit.
Une immense allée centrale recouverte de pétales de roses menait à une estrade de bois sur laquelle se tenaient Emmett (qui avait obtenu l'autorisation de nous marier ) et Edward. Au dessus d'eux se plaçait une gigantesque guirlande de fleurs entremêlées qui formaient un toit au dessus de l'estrade.
Les invités, situés de chaque côté de l'allée, me regardaient avec insistance. Ils étaient visiblement aussi étonnés que moi de la transformation auquelle m'avait forcée Alice. Je croisais le regard de Mike, Jessica, Angela, Renée et Phil, ils rayonnaient. Cela me donne du courage et j'avançais lentement vers l'estrade en prenant soin de ne pas me prendre les pieds dans la robe. Charlie se leva et m'accompagna jusqu'à l'autel, d'une élégance que je ne lui connaissais pas dans son smocking noir. Les reste des Cullen occupaient le premier rang à droite. Il était presque impossible de les prendre pour des humains tellement leur beauté était incroyable. Rosalie, plus belle que jamais (cela peut-il être possible ?) était vêtue d'une robe de satin rouge qui lui descendait jusqu'aux chevilles. Un sert-tête d'or ornait ses cheveux, rappelant ses prunelles dorées. Jasper et Carlisle étaient également superbes dans leurs smocking griffés tandis qu'Esmé inondait l'assemblée de sa beauté frappante. Alice prit discrètement place à côté de sa mère adoptive, tentant vainement d'amortir les bruits de frous-frous que faisait sa robe dorée en soie.
Quelle ne fut pas ma joie lorsque j'arrivais enfin aux côtés d'Edward sans avoir trébuché ! Mes yeux n'arrivaient pas à se décoller de son visage. Il était époustoufflant, en costume léger, un freesia accrochée sur la veste de son ensemble.
-Tu es sublime Bella...chuchota-t-il en me prenant la main avant de se tourner vers Emmett.
Charlie retourna s'asseoir près de Renée et Phil.
-Hum...commença Emmett, assez mal à l'aise dans son costume de marieur.
Sa carrure d'ours associée à son déguisement produisait un effet burlesque assez proéminent. J'entendis d'ailleurs Alice pouffer lorsqu'il prit la parole.
Il débita les traditionnels textes qui devaient accompagner le couple dans le mariage, mais je n'écoutais que d'une oreille tant j'étais subjuguée par le visage de l'homme que j'allais épouser.
Si j'avais su, il y a deux ans, que j'allais me marier à un vampire j'aurais éclaté de rire en recommandant à le personne qui m'avait prédit cela une bonne institution psychiatrique. Et pourtant c'était vrai.
Mes yeux contemplaient son visage, tourné vers Emmett, et je me rappelais tout les moments passés à ses côtés. Je me souvins de notre rencontre, de son regard empli de haine et d'animosité la première fois que nous nous étions vus, puis la fois ou j'avais failli être tuée par James...Et le douloureux souvenir de la rupture d'Edward...Tant de choses me revenaient soudain en mémoire que je ne m'aperçus pas toute de suite qu'Emmett m'adressait la parole.
Edward resserra sa main autour de la mienne pour me faire sortir de mon rêve éveillé.
-Isabella Marie Swan, répéta Emmett. Acceptes-tu de prendre Edward Anthony Masen Cullen ici présent pour époux, de le chérir et l'aimer jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
Alice eut un nouveau ricanement derrière mon dos.
-Oui, je le veux.
-Edward Anhtony Masen Cullen, reprit Emmett. Acceptes-tu de prendre Isabella Marie Swan ici présente, de la chérir et l'aimer jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
-Oui, je le veux. Et je compte bien l'aimer plus longtemps que ça...
Les invités rigolèrent. S'ils connaissaient le vrai sens de cette phrase !
-Bien, je vous déclare mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.
Edward rayonnait. Il enlaça ma taille et me donna le plus doux baiser que je n'avais jamais reçu. Ses lèvres de marbre s'attardèrent sur les miennes et je lui rendis son baiser avec passion.
Les invités se levèrent et nous applaudirent longuement, trop d'ailleur, je me sentis mal à l'aise.
Puis les festivités commençèrent. Chacun vint nous donner ses voeux de bonheur et à chaque fois mon Edward s'illuminait de joie.
Finalement, le mariage n'étais pas si horrible. Et je dû avouer qu'Alice avait jouer son rôle d'organisatrice à merveille. Tout, du banquet à la décoration était sompteux.
-Qu'est ce que je t'avais dit ! taquina-t-elle.
Esmée et Carlisle me serrèrent à tour de rôle dans leur bras en m'adressant leur voeux.
-Je suis si heureuse que tu fasses enfin partit de la famille ! dit Esmée. Sa sincérité me sidéra, ses yeux dorés brillaient. Si Esmée avait pu pleurer, elle aurait fondu en larmes de bonheur à cet instant précis.
Jessica, Mike, Angela et Ben me rejoignirent.
-Félicitations Bella ! me congratulèrent-ils en choeur.
Je rougis.
-Ta robe est vraiment magnifique ! dit Jessica en me faisant passer une coupe de champagne.
-Oh merci, c'est Alice qui l'a choisie.
Ils continuèrent de me parler mais je ne les écoutaient plus, je cherchais Edward des yeux, en vain.
-Ce n'est pas moi que tu es entrain de chercher du regard ? me souffla-t-il à l'oreille.
-Si, décidement tu es toujours là au bon moment !
-Cela vous dérangent-ils si on s'éloignent 5minutes ? demanda-t-il à l'adresse de mes amis. J'aimerais profiter de ma femme au moins quelques secondes.
Tout les quatres hochèrent la tête et nous regardèrent sortir de la foule d'un air suspicieux.
Edward me conduisit près de la rivière, derrière une chêne immense ou personne ne pouvait nous voir depuis l'emplacement de la cérémonie, me prit les deux mains et plongea son regard d'or en fusion dans mes yeux.
-Alors ? C'était si terrible que ça ? rigola-t-il.
-J'avou que ça aurait pu être pire !
Sa bouche forma une moue satisfaite qui me fit fondre de l'interieur. Il me serra contre son torse de marbre et enfoui son visage d'Adonis dans mes cheveux.
-Si tu savais ce que tu représentes pour moi Bella...souffla-t-il. Si tu savais comme je t'aime.
Je le repoussais doucement de façon à mettre nos deux visages face à face.
-Tu ne m'aimerais jamais autant que je t'aime ! rétorquais-je en me hissant sur la pointe des pieds pour poser mes lèvres sur les siennes. Tout se passa ensuite très vite : contrairement à d'habitude, ce fut Edward qui craqua. Il enroula un bras autour de mon cou en pressant ses lèvres froides sur les mienne et glissa son autre main sur mes reins. Ses lèvres s'entrouvrirent et j'en profitais pour humer son haleine merveilleuse et l'enlaçant de la même manière que lui. Il me poussa contre un arbre et pressa son corps contre le mien. J'haletais, ayant peine à respirer en raison du feu incandescent de désir qui se propageait dans mon corps.
-Non...
Il me repoussa soudainement, suffoquant presque.
-Edward ? demandais-je en reprenant mon souffle. Sa ne va pas ? Tu veux que je m'éloigne
Il eut un petit rire enfantin et s'adossa contre un chêne. Aparemment ce n'était plus seulement mon sang qui lui faisait envi.
-Il fallait que je reprenne le contrôle ! Tu es trop désirable Bella ! Mieux vaut attendre notre nuit de noce pour exprimer notre amour plutôt que de batifoler tels des amants secrets dans les buissons, tu ne crois pas ?
Je rougis.
-Désolé de m'être emporté, reprit-il. Vous ais-je déjà dit que vous étiez magnifique Madame Cullen ?
-Oui !
J'avais du mal à reprendre mes esprits après cette si rapide contamination de passion incandescents. Son haleine hantait encore mes lèvres et la rigidité de son corps paraissait encore peser sur le mien.
Il se rapprocha et me prit la main.
-Bientôt, Bella, bientôt je te l'ai promis, me chuchota-t-il. Nous ferions mieux de retourner à la cérémonie sinon nous devront répondre à quelques questions et suppositions embarassantes. Renée se demande déjà où nous sommes passés.
Et c'est la main dans la main que nous retournâmes vers la célèbration de notre mariage.



Vos Critiques (Bonne ou Mauvaise)
MoonlightChapitre N°1 : Le Mariage

# Posté le lundi 19 mai 2008 13:57

Modifié le samedi 12 juillet 2008 08:34

MoonlightChapitre n°2 : Honey Moon

-Mais où m'emmènes-tu ? demandais-je pour la dixieme fois.
-Sois patiente mon amour, répondit Edward.
Edward avait les yeux rivés sur la route, contrairement à son habitude de conduire en ne portant qu'une brève attention à l'extérieur, comme s'il avait peur que je puisse lire dans ses iris la destination de notre lune de miel.
-Mais dis moi au moins combien de temps il reste ! suppliais-je.
-Bella...soupira-t-il. Une surprise est une surprise, tu verras en temps venu.
Cela voulais signifier que le sujet étais clos. Nous avions pris l'avion à Seattle (Edward avait veillé à m'embrasser à chaque fois que nous passions devant des panneaux d'informations ! Le traître avait conscience que ses baisers étaient suffisants à me faire perdre toute notion du monde extérieur !), puis récupérés les bagages et la volvo dans la soute et enfin nous étions repartis sur des routes interminables de moins en moins fréquentées. Même mon regard de chien battu n'étais pas parvenu à lui faire cracher ce qu'il mijoter et j'avais été tellement ivre de ses baisers que je ne me souvenais même pas si nous étions encore aux Etas-Unis ! Le fourbe avait tout prévu...
Je me tassais sur mon siège en croisant les bras pour montrer mon agacement, bien décidée à ne plus lui adresser la parole jusqu'à notre arrivée. Après tout c'étais aussi ma lune de miel !
Je sentis sa main froide glisser sur ma joue, une façon à lui de s'excuser silencieusement de garder le secret. Puérilement, je lui tirais la langue.
N'ayant rien à faire, je décidais de me remémorer les jours précédents pour éviter de sombrer dans le sommeil. J'avais beau être en colère contre Edward je ne supporterais pas de gaspiller les moindres premières seconde de notre vie commune. Je me souvins de la venue de Jacob, qui avait réveillée en moi des émotions que j'avais pourtant pris soin d'enfouir au fond de mon coeur (Edward devait être au courant mais n'avais pas osé m'en parler, je pouvais au moins lui être reconaissante pour ça), puis de la cérémonie (je frissonais en repensant à la beauté presque insoutenable d'Edward dans son smocking griffé) puis à l'imposant Emmett emprisonné dans un costume d'officier de mariage. Cette seule vision m'arracha un pouffement inévitable.
-Pourquoi ris-tu ? demanda Edward.
Je me mordis les lèvres, craignant d'enfreindre ma grève de la parole.
-Tu as décidé de ne plus me parler ? Sois patiente mon amour, laisse moi garder le suspens jusqu'au bout c'est important.
Il détourna enfin son attention de la route pour plonger son regard de le mien. Je me battais intérieurement pour ne pas me noyer dans ses prunelles dorées : encore une fois en vain et je sombrais dans un océan d'or en fusion.
-Très bien, tu as gagné je bats en retraite ! concédais-je. Mais dis moi au moins combien d'heures de voiture il nous reste !
Il fronça les sourcils et après un rapide calcul décolla ses yeux de mon visage pour le reporter sur la route.
-Un peu moins de deux heures. Tu devrais dormir, Bella chérie, je ne souhaite pas que tu passes notre lune de miel à moitiée endormie, ce serait du gâchis.
Ses lèvres effleurèrent ma joue.
La robe de soie d'après mariage couleur bleu marine qu'Edward m'appréciait tant me gênait Je me pelotonnais tant bien que mal sur le siège de cuir, bien décidée cependant à ne pas fermer l'oeil mais la berceuse qu'Edward murmurait et sa paume glacée qui caressait ma joue eurent raison de moi et je sombrais dans un sommeil profond, épuisée par les deux jours de fête sans merci.
Lorsque je me réveillais nous étions toujours dans la voiture. Je tentais un coup d'oeil à travers les vitres teintées pour piéger le paysage mais celles-ci se liant à la pénombre du crépuscule m'empêcherent de chiner le moindre indice. Tout le monde semblait s'être ligué contre moi pou m'empêcher de mettre la main sur la destinaiton surprise qu'Edward me réservait. Je sentis alors la voiture ralentire.
-Nous sommes arrivés ?! m'enquis-je avec un peu trop d'enthousiasme.
-Oui ! avoua Edward aussi excité que moi.
Je trépignais d'impatience.
Mes muscles engourdis frôlaient l'asphyxie par le manque d'activité dû aux longues heures de trajet et il fallait que j'aille me dégourdir les jambes le plus rapidement possibles si je voulais remarcher un jour.
-Dis moi, es-tu plus impatiente de te dégourdir les jambes ou de passer ta lune de miel avec moi ?plaisanta Edward ses yeux fixés sur les miens.
Je me figeais. Il y avait des moments comme celui ci où je me demandais si Edward ne me mentait pas depuis le début en lisant des mes pensées sans aucune retenue.
-C'est vrai que j'ai besoin de prendre l'air mais comment peux-tu penser que je puisse préférer cela à passer ma lune de miel avec mon mari ? m'indignais-je.
Il me sourit.
-Je te taquine...
Puis avec une grâce incomparable il sortit de la voiture et ouvrit ma portière dans la même seconde.
-Tu es prêtes ? Souffla-t-il en rapprochant son visage du mien de façon à ce que je ne puisse distinguer que le soleil se couchant à l'horizon.
Son haleine emplit ma bouche et je dus inspirer plusieurs fois avant de pouvoir articuler un mot.
-Oui, murmurais-je.
C'est alors que je le vis. Un immense manoir s'élevait à quelques mètres de moi. Sa façade était blanche et son toit fait d'ardoises d'un noir d'ébène. Le prolongement de l'aile gauche formait une gigantesque mezzanine en arc de cercle dont le toit de verre rond reflétait les derniers rayons de soleil. Mais le plus beau était le jardin : un long chemin entouré de roses rouges menait à la porte d'entrée de bois brut. A ma droite se prolongeait un jardin (ou un parc ?)verdoyant sur plusieurs hectares, en son centre je distinguais une fontaine de mosaïques noire et blanches dont les jets d'eau claire étaient projetés sur plusieurs mètres en hauteur et retombaient dans un léger clapoti.
A ma gauche s'étalait un parterre de fleurs dont la perfection me semblait humainement impossible, mêlant freesias, roses, lys, tulipes, violettes, pensées... Et en son centre, mon dieu, au milieu de se parterre de fleur s'élevait une sculpture de chrystale grandeur nature qui nous représentait moi et Edward avec une ressemblance frappante. Mon double de chrystale avait ses yeux posés sur Edward, de longues ailes s'échappant de mon dos tel un ange tandis que l'Edward de pierre (sans ailes) à moitié agenouillé avait une main sur ma taille et l'autre caressant ma joue. Le spectacle était si sublime que si Edward ne me portais pas à ce moment précis, je me serais sans aucun doute effondrée de bonheur (je le soupçonnais d'ailleurs d'avoir prévu le coup).
-C'est...C'est...balbutiais-je.
-C'est chez nous ! souffla-t-il en me posant délicatement à terre.
-Ou sommes nous ? parvins-je à articuler.
-En Alaska, près de Whitehorse.
J'enfouis ma tête dans son torse, la beauté de ce spectacle devenait presque insoutenable.
-Pourquoi pleures-tu ? s'inquiéta-t-il. Cela ne te plaît pas ?
-C'est si...parfait...
Il rit.
-Tu as remarqué la statue ?
-Bien sûr ! Comment ne pas la voir elle est si magnifique, si parfaite...
-Je l'ai faite moi même, ajouta-t-il non sans fierté. C'est un de tes cadeaux de mariage, je voulais que tu vois ce que tu représentes à mes yeux. Tu es un ange Bella, mon ange.
Je le regardais de mes yeux baignés de larmes.
-Je t'aime, murmurais-je. Je t'aime !
Il me serra dans ses bras.
-Tu es ma vie Bella. Mon soleil, mon âme. Tu es le coeur qu'il me manque. Si tu savais comme je t'aime.
Ces paroles si sincères firent chavirer mon coeur.
-Merci ! soufflais-je.
Nous restâmes de longues minutes l'un contre l'autre lui occupé à écouter les battements de mon coeur, moi à inspirer son haleine sucrée.
-Et si je te faisais visiter ? proposa-t-il.
J'acquiesçais, peu remise de mes émotions. Il me prit la main et remonta l'allée jusqu'à l'immense porte qu'il ouvrit si rapidement que je crus avoir rêvé.
Le hall d'entrée était aussi grandiose que le manoir vu de l'extérieur. Un gigantesque escalier de marbre blanc s'enroulait jusqu'aux étages supérieurs, de longues colonnes de marbre soutenait le plafond avec au fond une cheminée entourée de deux fauteuils moelleux. A droite, le hall donnait sur un salon déjà meublé : de longs canapés de cuirs rouge sombre bordaient deux murs, en face un écran plasma d'environ 2m sur 1m50 occupait un troisième et au centre se dressait une petite table de bois rouge foncé.
Tout étais si grandiose que j'avais du mal à respirer. La cuisine américaine , tout aussi démesurément grande comme le reste du manoir offrait un plan de travail central, un réfrégirateur à double portes qui trônait dans un angle tandis que de nombreux placards couleur argent étaient aménagés au dessus du plan de ravail, un four, un lave vaisselle...
-Mais, à quoi nous servira une cuisine équipée ? demandais-je à Edward. Tu ne manges pas et je ferais de même dans quelques jours!
-Je ne veux pas que tu oublies ta vie d'humaine, je veux une maison normale pour nous, avec tout compris. Et puis si nous recevons du monde il serait peu discret de ne pas avoir de cuisine dans la maison !
-Cette maison n'a rien de normale...Elle est sublime.
-Tout comme toi.
Je rougis. Il prit mon visage dans ses mains et posa ses lèvres sur les miennes, leur rigidité et leur froideur habituelle contrastant avec les miennes.
Il me porta et monta à l'étage jusqu'à notre chambre. Elle était évidemment tout aussi parfaite que les autres pieces et ressemblait un peu à celle d'Edward. Un immense lit doré semblable à celui qu'Edward m'avait offert faisait face à une cheminée de marbre, un énorme lustre de crystale pendait joyeusement au dessus du lit et un bureau de noyer était placé au fond de la chambre, près de grandes fenêtres aux rebords couverts de coussins d'or. Les murs étaient couverts d'épais tissus aux motifs dorés, la chambre semblait inondée de soleil et je ne pu m'empêcher de penser à Jacob.
Edward ferma rapidement les rideaux et me tira de ma rêverie. Quelle idiote ! Je commençais ma nuit de noce avec l'homme le plus parfait du monde en pensant à lui !
Edward m'embrassa en me portant sur le lit. J'enroulais mes bras autour de son coup, m'attendant à ce qu'il me repousse en riant mais il n'en fit rien, appuyant davantage sa bouche sur la mienne. Sa main glissa dans mon dos tandis que je tentais malgré, les tremblements de mes mains, de déboutonner sa chemise. Il rit de la rigidité de mes gestes et ôta sa chemise en quelques secondes. Mon souffle se fit plus bruyant. J'enlevais ma robe prestement et collais mon corps au sien pour sentir ses muscles noueux en espérant que sa peau de glace pourrait apaiser le feu passionnel qui me démangeais. Il haletait aussi. Edward embrassa l'arrête de ma mâchoire, puis mon oreille, puis mon coup où il s'attarda et enfin ma poitrine, en ôtant mon soutien gorge avec une rapidité déroutante. Je décidais d'inverser les rôles en le poussant contre le matelas,perchée sur lui me laissant ainsi le loisir d'inspecter son corps d'Adonis, chose dont je rêvais depuis longtemps. Je caressais chaque creux de son torse, chaque courbe de son visage puis il enleva son pantalon et me pressa contre lui. Nous étions tout les deux ivre de désir, haletant comme si nous venions de courir pendant des heures.
-Je ne veux pas te blesser, Bella, parvint-t-il à chuchoter. J'ai si peur de te faire du mal.
Je posais ma bouche sur la sienne en guise de réponse et l'entrouvrit légèrement. A ma grande surprise il fit de même me laissant inspirer son haleine mielleuse.
-Tu ne me feras jamais de mal, Edward. Je veux t'aimer jusqu'au bout.
Cette fois ce fut lui qui ne répondit pas et il me fit rouler sur le lit de façon à ce qu'il se retrouve sur moi.
-Je t'aime, dit-il.

XXXXXXXX


Une heure plus tard, nue dans les bras de pierre d'Edward, je n'arrivais toujours pas à croire que ce que je venais de faire était réel. Lui d'ailleurs irradiait de bonheur et de soulagement (je n'étais pas blessée !!). Plusieurs fois il avait pris peur lorsqu'il m'avait vue grimacer mais je lui avait assuré que j'aurais eu un peu mal de toute façon, que ce soit avec lui ou un autre. Enlacés l'un dans l'autre, nous ne faisions plus qu'un.
-La victoire de la chair sur la raison, murmurais-je.



Vos Critiques (Bonne ou Mauvaise)
MoonlightChapitre n°2 : Honey Moon

# Posté le lundi 09 juin 2008 10:15

Modifié le samedi 12 juillet 2008 08:35

MoonlightChapitre n°3 : Jacob

Le manoir me manquait déjà. A peine avais-je commencé à faire mes valises pour rentrer à Forks que je ressentais une nostalgie délicate à l'égard de "La tua Cantante", nom qu'Edward avait donné au manoir en mon honneur.
Nous avions passés les 7derniers jours à nous prélasser dans le parc qu'offrait la maison, à nous baigner dans la rivière de Whitehorse qui s'écoulait derrière la villa et à imaginer notre vie pendant les 50prochaines années. Cependant, à mon grand regret, nous parlions très peu de ma transformation qui devait avoir lieu dans la semaine : Edward glissait toujours la conversation sur un autre sujet quant j'évoquais la mutation.
Plus les jours s'écoulaient, me rapprochant ainsi de la vie éternelle, plus Edward devenait tendu et irritable. Mais il avait promis !
-Si ton père te demande où nous avons passés notre lune de miel dit lui que je t'ai emmenée à Paris, prévint Edward pendant que nous volions en direction de Seattle. Il ne faut pas qu'il sache que nous avons une maison à Whitehorse car...lorsque tu seras morte, pour lui du moins, mieux ne vaut pas qu'il ait dans l'idée de se rendre à La Tua Cantante. Ce qu'il y trouverait risquerait de le perturber quelques peu...
J'acquiesçais en silence. Pourtant décidée à abandonner ma vie d'humaine l'idée de quitter éternellement mes proches m'était difficile. Une longue minute de silence s'écoula.
-Bella...souffla Edward, ses poings se resserrant autour du volant. Es-tu sûre d'avoir pris la bonne décision ? Tu sais bien qu'après t'avoir mordue, ton état sera irrémédiable ? Il te sera impossible de revoir Renée, Charlie, Jessica...
-J'ai déjà pris ma décision Edward ! Répliquais-je cependant étonnée qu'il aborde lui-même le sujet.
En arrivant à Forks (j'avais besoin de récupérer des affaires chez Charlie) après avoir débarqué de l'aéroport de Seattle, je remarquais qu'un groupe de gens se pressaient dans ma maison, guettant l'arrivée de mon époux et moi. Je reconnus la fratrie de Cullen au grand complet, Jessica, Angela (Oh non, elles allaient encore me cuisiner jusqu'à ce que je leur donne tout les détails de ma lune de miel), Charlie et enfin Billy, assis dans son fauteuil roulant et fixant Edward d'un regard maussade.
Ce fut Charlie qui m'étreignit en premier.
-Bella ! Alors ?! Les Cullen m'ont dit qu'Edward t'avait préparé une surprise mais aucun d'entre eux n'a été fichu de me dire quoi.
-Eh bien...Il m'a emmenée à Paris ! C'était vraiment superbe.
Charlie me relâcha enfin pour serrer la main à Edward d'un air reconnaissant.
-T'es un bon p'tit gars...marmonna-t-il en lui tapotant l'épaule.
-Hé que oui, Hein fiston ! Se moqua Emmett en ébouriffant vigoureusement les cheveux de son frère.
Jessica et Angela sautillèrent jusqu'à moi en poussant des gloussements hystériques.
-Wouaaa Pariiis ! dirent-elles en c½ur.
-Comment c'étais ? poursuivit Jessica.
Je jetais un coup d'½il à Edward pour remarquer qu'il était lui aussi en proie à une interview intensive des autres Cullen.
-C'était génial ! Vous auriez vu la tour Eiffel...un pur chef d'½uvre. Ecoutez les filles, ça ne vous dérange pas qu'on remette cette interview à plus tard ? Le voyage m'a épuisée.
Jessica ouvrit la bouche pour rétorquer lorsqu'Angela lui assenât un coup de coude dans les côtes.
-Bien sûr Bella, répondit cette dernière. On se rappelle hein ? Viens Jess.
Jessica fit une moue puis suivit Angela en m'adressant un bref signe de la main.
Ouf ! Débarrassée. Je ressentis soudain un pincement au c½ur en pensant que c'était peut être la dernière fois que je voyais mes amies en tant qu'humaine et que je venais de les chasser pour avoir la paix.
-Attendez ! Rappelais-je. Jess ! Angie ! Ça vous dirait une virée entre filles à Port Angeles vendredi?
Jessica s'illumina.
-Super ! A vendredi, on se rappelle.
Soulagée, je marchais en direction d'Edward qui discutait les Cullen et Charlie.
Manqué, Billy me barra la route avec son imposant fauteuil roulant. Ses yeux noirs me fixaient avec un mélange de colère et de déception.
-Je dois te parler.
Sa voix grave et habituellement douce n'avait plus rien d'amical.
Il s'éloigna des Cullen et me fit signe de le suivre.
-Jacob ne va pas bien Bella. Il est rentré dans une grave dépression. Il refuse de boire, de manger, et de voir des gens. Il refuse de me dire la raison de sa déprime mais je sais que c'est à cause de toi.
Je déglutis. Mon rythme cardiaque s'accéléra et une fine pellicule de sueur froide couvrit mon front.
-N'a-t-il jamais été la pour toi ? reprit Billy. Combien de nuit a-t-il dû consacrer à te protéger ?! Et que fais-tu pour lui ? Tu l'abandonnes, pire tu décides de te suicider en épousant ce vampire! Alors que tu sais à quel point il est épris de toi. Bon sang Bella ! Je croyais que tu l'appréciais !
-Jacob est mon meilleur ami, répondis-je faute de mieux. Je...je ne savais pas à quel point il souffrait.
-A quoi t'attendais-tu ?! Tu lui as brisé le c½ur !
Mes yeux se troublèrent et je sentis mon corps tanguer.
-Je ne voulais pas...
-S'il lui arrive quelque chose Bella, s'il lui vient dans l'idée de commettre un geste stupide, ce sera ta faute ! s'écria Billy. Jacob se laisse dépérir ! Est-ce que tu comprends ?!
S'en fut trop pour moi. La seule vision de Jacob, pâle et froid, allongé dans un cercueil par ma faute ôta toutes forces de mon organisme. Je tombais.
-Bella !
Edward se précipita à ma rescousse, me rattrapant juste avant que ma tête ne heurte le sol.
-Que c'est-il passé Billy ? demanda Charlie à l'adresse du Quileute.
-Je l'ignore, répondit l'Indien d'une voix blanche.
J'entendis le grincement de son fauteuil qui s'éloignait.
-Bella ?demanda Carlisle. Est-ce que tu m'entends ?
Des doigts froids se posèrent sur mes tempes.
-Qu'est ce qu'elle a ? S'enquit Edward. Oh mon dieu Bella. Parle-moi.
Il m'était impossible de prononcer le moindre mot. Non seulement ma bouche refusait de s'ouvrir mais je semblais également avoir oublié comment parler. La vision d'un Jacob sans vie m'obsédait.
-Carlisle ! hurla Edward, terrifié.
-Je ne comprends pas...souffla le médecin. Peut être de l'hypoglycémie ou un malaise dû à l'émotion. Edward, porte-la à l'intérieur s'il te plaît. Elle a besoin de repos.
-Carlisle, vous êtes sûr que ce n'est pas grave ?demanda Charlie.
-Ne vous inquiétez pas, le malaise est bénin. Son rythme cardiaque est légèrement élevé mais cela ne compte pas comme un symptôme révélateur.
Je sentis mon corps se soulever du sol puis se poser quelques secondes plus tard sur mon lit. L'arôme familier que dégageait le corps d'Edward m'aida à sortir de ma torpeur.
-Edward...murmurais-je en serrant sa main de marbre.
-Bella ?! Mon amour est-ce que ça va ? Qu'est ce qu'il t'arrive ?
-Jacob...
Puis je sombrais.



-Es-tu sûre de ce que tu as vu Alice ? Après tout il est possible que le futur change !
-Je te l'ai dit Edward, tout est possible. Mais pour l'instant c'est ce qu'il a décidé de faire. Et il tient à son idée.
Je me redressais dans mon lit, histoire de mieux percevoir la conversation qui se déroulait de l'autre côté de la cloison. En vain, car comme s'ils avaient devinés que j'étais réveillée, leur dialogue cessa. J'entendis le loquet de ma porte s'ouvrir. Connaissant le peu de talent que j'avais en matière d'actrice, je décidais de ne pas feindre le sommeil mais de rester assise sur mon matelas.
-Bella !
Edward fut à mes côtés en moin d'une seconde et m'enlaça. Ses bras froids me détendirent et je plongeais ma tête dans son torse.
-Tu m'as fait si peur...chuchota-t-il comme s'il avait peur de me réveiller. Comment vas-tu ?
-Billy...Billy m'a dit que Jacob allait très mal et que c'était de ma faute. Il a dit qu'il se laissait mourir !
Des larmes roulèrent sur mes joues.
-Mon amour, Jacob se remettra. Tu n'y es pour rien, Billy était juste en colère et il ne pensait pas ce qu'il disait.
Je m'écartais de lui pour pouvoir plonger mes yeux dans les siens.
-Tu ne comprends donc pas ?! C'est ma faute ! Sanglotais-je. C'est à cause de moi...je n'apporte que de la souffrance.
Le dos de sa main caressa ma joue.
-Tu as fait ton choix Bella, tu n'es pas fautive. Il connaissait ta décision avant même de t'avouer ses sentiments. Laisse-lui du temps, toutes les blessures finissent par cicatriser.
Tandis que je larmoyais en silence, Edward m'attira contre lui.
-Je dois aller le voir, finis-je par articuler. Billy a raison, je ne peux pas l'abandonner comme ça.
-Non Bella, cela ne ferait que compliquer les choses. Laisse-lui du temps.
Je réfléchissais à toute vitesse. Je n'avais pas le temps ! Aussitôt ma décision prise, mon sang ne fit qu'un tour.
-J'y vais.
Contrairement à ce que j'avais pensé, Edward ne me rattrapa pas et me laissa m'échapper sans broncher. Cependant, il m'attendait déjà près de sa Volvo rutilante lorsque je sortis de la maison.
-Je t'emmène, dit-il. Et je t'en pris, je t'en conjure fais au plus vite et évite de le contrarier. Je t'ai déjà dit à quel point les loups-garous peuvent être dangereux.
J'acquiesçais en silence.
Le voyage fut rapide car Edward était si nerveux qu'il ne ménageait en aucune façon la vitesse de la voiture en roulant à près de 190km/h. Il s'arrêta à la limite autorisée, décrétée par un pacte en les Vampires et les Loups-Garous. J'ouvris la portière rapidement pour sortir lorsqu'il m'attrapa par le poignet.
-Ecoute Bella, murmura Edward. Je ne pense pas que se soit une bonne idée. Je ne peux te refuser cette demande, je sais à quel point Jacob compte pour toi, mais j'ai un mauvais pressentiment. Ses pensées sont si brouillées que j'ai du mal à les déchiffrer alors fais au plus vite veux-tu ?
Il ôta sa main de mon bras et m'embrassa furtivement sur le front.
-Je t'attends ici, reprit-il.
Je m'éjectais aussitôt de la voiture en courant comme une dératée vers la maison de bois rouge. Sans prendre la peine de frapper, je m'engouffrais dans le hall d'entrée.
-Billy ? Jacob ? Appelais-je.
Aucune réponse.
Je me précipitais alors dans le couloir sombre qui menait à la chambre de mon ami. Cette fois, je toquai prudemment.
-Jacob ? Jake ? C'est moi Bella.
Je ne perçus qu'un bref grondement sourd. Prenant mon courage à deux mains, j'ouvris la porte.
La pièce était plongée dans l'obscurité totale. Je distinguais à peine le lit et la masse sombre allongée dessus attira mon attention. Je refermais la porte avec précaution et m'avançait vers le lit.
-Jacob ? Répétais-je. Comment vas-tu ?
En guise de réponse je n'entendis qu'un reniflement hasardeux. Je décidais alors de m'asseoir sur le lit en posant ma main sur son dos par-dessus la couverture.
-C'est bizarre, dit-il finalement. Tu ne sens pas comme eux.
-C'est moi Jacob ! C'est toujours moi, Edward ne m'a pas transformée...pas encore.
La masse sombre se redressa. Je sentis le dos de sa main brûlante caresser ma joue.
-Tu dis vrai, admit-il.
Un silence pesant s'installa.
-Jacob je t'en prie, soufflais-je. Il faut que tu te remettes. Billy m'a tout dit, tu ne peux pas baisser les bras.
-Mais Bella je n'y arrive pas ! Contra-t-il. Je n'arrive pas à me remettre. J'ai tout tenté, absolument tout. Mais tu m'obsèdes...
Sa voix se brisa en un sanglot douloureux.
Soudain je pris conscience de sa souffrance. J'avais vécu la même chose. Lorsqu'Edward m'avait quittée un an plus tôt, j'avais souffert milles morts durant des mois et seul le souvenir de cette période d'apathie m'était douloureux. Jacob ressentait la même chose à ce moment précis. Les plaies béantes qui rongeaient son estomac, le trou saignant à la place de son c½ur, les lèvres purulentes de sa souffrance qui refusaient de cicatriser... Horrifiée, je pris conscience du supplice que j'infligeais à mon meilleur ami. Qui était d'ailleurs plus qu'un meilleur ami.
-Oh mon dieu Jake...Je t'en prie pardonne moi.
-Tu n'y es pour rien, affirma-t-il.
Pourtant cette phrase semblait dénuée de toute sincérité.
Je cherchais alors ce qui m'avait sauvée lorsque mon apathie suite au départ d'Edward m'avait contaminée. Peut être que ce qui m'avait guérie pourrais également lui servir de remède !
Je réalisais alors que c'est lui qui m'avait délivrée. C'était grâce à Jacob que j'avais pu surmonter cette épreuve et parvenir à oublier, pour quelques heures du moins, les blessures psychologiques qui me terrassaient. C'était donc pour ça que Jacob se laissait dépérir, lui n'avait aucune aide, aucun remède. Ses amis ne parvenaient pas à le sortir de sa torpeur, tout comme les miens à l'époque. Il avait été le seul antidote à ma dépression, et inversement : j'étais la seule désormais à pouvoir le sauver.
-Il fait noir comme dans un four ici...commentais-je. Depuis quand n'as-tu pas vu les rayons du soleil ?
Sans attendre de réponde, j'ouvris les volets. Le spectacle que je vis alors me terrifia.
Jacob avait changé. Il avait coupé court ses longs cheveux noirs corbeau et ceux-ci semblaient se battre au dessus de sa tête pour le rôle du plus désordonné. Sa frappante perte de poids lui donnait un air squelettique : ses pommettes d'ordinaire saillantes étaient creuses, ses bras autrefois musclés pendaient mollement le long de son corps et ses yeux paraissaient dénués de tout éclat.
Je plaquais ma main sur ma bouche et me précipitais sur lui pour l'enlacer.
-Jake...sanglotais-je. Pardonne-moi, pardonne-moi. Je t'ai abandonné au moment ou tu avais le plus besoin de moi. Pardonne-moi !
Pour toute réponse il m'enlaça également.
-Tu n'y es pour rien, répéta-t-il au bout de plusieurs minutes. Comme tu me l'as dit le jour de ton mariage, les sentiments ne se contrôlent pas.
Je relevai la tête et touchai ses joues creuses de la main. S'il n'avait pas eu la peau naturellement mat, j'étais persuadée que son teint serait aujourd'hui aussi crayeux et pâle que celui d'Edward. Il ferma les yeux.
-Promet moi une chose, Jacob. Promet moi que tu ne tenterais pas d'en finir, que tu ne te laisseras plus dépérir comme tu es en train de le faire.
-Je ne peux rien te promettre Bella, soupira-t-il. Je ne sais pas combien de temps je tiendrais encore.
Je sentis ses yeux s'accrocher à la bague étincelante que je portais à l'annulaire.
-Elle est belle...Il a dû dépenser une fortune.
-Non, elle appartenait à sa mère. Et puis on s'en fiche de cette bague ! C'est toi qui m'importe, je suis vraiment très inquiète Jake.
-Bah ! lança-t-il en brisant notre étreinte.
-Comment « bah ! » ? Tu tiens donc aussi peu à ta vie ?
-Je n'ai plus aucune raison de vivre Bella ! se récria-t-il. A quoi bon vivre et souffrir quant on peut mourir et être en paix ? D'ailleurs, tu n'es pas vraiment la mieux placée pour me parler de suicide !
-Ce n'est pas pareil, je ne me suicide pas ! Je serais toujours présente dans ce monde ! M'enquis-je avec amertume.
-C'est du pareil au même, vociféra Jacob. Tu devras quitter ta famille, tes amis...Tout ça pour vivre reculée du monde avec des âmes damnées durant des centaines d'années. C'est pareil que le suicide.
Il se leva et fit les cents pas dans sa chambre. Ses membres commençaient à trembler de rage.
-Tu n'as pas le droit de te tuer tu m'entends ? Gronda-t-il. Si jamais...si jamais il ose te mordre je le tuerais. Je le déchiquèterais de mes propres mains !
-Non Jacob ! M'écriais-je horrifiée. Je croyais que tu m'aimais ? Le tuer serait signer mon arrêt de mort, tu sais que je n'y survivrais pas.
Un grondement sourd s'échappa de sa poitrine. Ses tremblements devinrent des spasmes qu'il semblait de ne pas parvenir à contrôler.
-Et c'est moi qui ne survivrais pas si tu meures ! hurla-t-il. Tu es mon imprégnation ! Comme Sam et Emily, comme Quil et Claire !
-Tu sais que c'est faux Jake. Je ne suis qu'un béguin de passage, tu t'en remettras, concédais-je désormais plus angoissée qu'en colère.
Il parut alors devenir fou. Ses bras puissants envoyèrent valdinguer sa chaise de bureau à l'autre bout de la pièce qui retomba dans un fracas assourdissant. Ses yeux luisaient de colère et de rage.
Je me souvins alors des recommandations d'Edward quant au fait que je devais par tous les moyens éviter de le contrarier ou de le mettre en colère.
-Jake ! Calme toi je t'en pris.
-Non je ne me calmerais pas ! cria-t-il. Tu ne comprends pas ce que je ressens pour toi ! Le fait que tu considères cela comme un simple béguin de passage est une insulte.
-Je sais, je sais Jacob...le rassurais-je avec la voix la plus douce et mielleuse que je pouvais faire.
-Non tu ne sais pas ! Non tu ne sais pas ! répétait-il en brisant tout ce qui se trouvait sur son passage.
Soudainement il s'arrêta et se précipita sur moi en m'envoyant sur le lit. Il me plaqua les mains au dessus de ma tête, les emprisonnants dans sa poigne de fer. A moitié assis sur moi il me dévisageait avec une expression féroce que je ne lui connaissais pas. Ses spasmes cessant subitement, Jacob posa rageusement sa bouche brûlante sur la mienne. J'essayais de le repousser, en vain.
-Jacob arrête ! Tentais-je d'articuler. Je suis mariée maintenant, si Edward l'apprend il...
Jacob parut réagir au nom d'Edward comme si on l'avait réanimé à l'électrochoc. Il recula, ses spasmes se faisaient maintenant de plus en plus violent. La tête dans les mains il hurlait à la mort. Mais pas comme un homme, comme un loup.
Tout se passa alors très vite.
Le corps de Jacob grossit et grandit à une vitesse ahurissante, ses habits se déchirèrent et tombèrent à ses pieds en lambeaux, ses membres se recouvrirent de poils brun roux et son visage s'allongea de façon à former un museau, supplanté d'énormes crocs aiguisés.
Dans un dernier hurlement de rage, le loup garou se tourna vers moi, les yeux dépourvu de toute nuance de conscience humaine, toutes griffes dehors...



Vos Critiques (Bonne ou Mauvaise)
MoonlightChapitre n°3 : Jacob

# Posté le vendredi 20 juin 2008 08:49

Modifié le samedi 12 juillet 2008 08:35

MoonlightChapitre n° 4: Le combat, partie 1

J'étais seule. Terriblement seule. Funestement seule.
La seule personne susceptible d'être humaine était dressée devant moi, les babines retroussées sur des canines acérées, le regard fou. Ce n'était plus Jacob.
Je hurlais alors de toutes mes forces et traversant la chambre afin d'atteindre la porte. Au moment où je la refermais je sentis une force surhumaine la pousser dans le sens inverse. Sachant que c'était un duel perdu d'avance, je lâchais tout et traversait la cuisine jusqu'à la porte d'entrée. Ma seule chance de survivre était d'atteindre la Volvo d'Edward en un seul morceau : une distance qu'il me serait impossible d'atteindre avant d'être déchiquetée par un loup garou incontrôlable. Je saisis alors le téléphone au passage et m'enfermais dans la salle de bain, prenant soin de fermer la porte à clef et la bloquer provisoirement avec un meuble ; je doutais qu'une simple étagère à shampooing suffise à arrêter le monstre qui me poursuivait. J'entendis un fracas sourd provenant du salon puis des bruits de verre brisé. Jacob devait, à sa manière, sérieusement réarranger la disposition de meubles dans la maison.
Je tapais alors avec mes doigts tremblotant sur les touches du téléphone le numéro d'Edward.
En vain. En atterrissant sur son répondeur, je laissais le ténor posé d'Edward raisonner à mes oreilles plusieurs secondes, histoire d'apaiser mon c½ur affolé.
Jacob martelais désormais la porte de la salle de bain, faisant trembler toute la maison. Il poussa un nouveau hurlement guttural qui se prolongea dans un grognement de rage. Les coups reprirent contre la porte qui ne tarderait pas à éclater.
Prise de panique je composais alors le numéro de portable d'Alice. C'est au dernier bip que je reconnus avec soulagement sa voix si douce :
-Oui ?
-Alice ?! m'enquis-je. C'est Bella.
-Oh ! Salut ma Belle ! S'exclama-t-elle. Tu es toujours avec Jacob ? Parce que je ne vois pas ton ave...
-Alice, la coupais-je. Préviens Edward. Jacob devient fou, j'ai essayé de la raisonner mais il s'est transformé en loup...Il...je crois qu'il veut me tuer.
La voix douce de la jeune femme pris alors un ton grave. Elle parlait vite et avec urgence.
- Calme-toi Bella. Reste ou tu es et ne t'approches surtout pas de Jacob.
-Comme si j'en avais l'intention, marmonnais-je. Je ne suis pas assez débile pour me jeter dans la gueule du loup !
L'anxiété que je ressentais me fit ricaner contre mon gré au jeu de mot stupide que je venais de prononcer.
-Je cours prévenir Edward. Ou est-il ? poursuivit-elle, insensible à mes remarques.
-Il s'est arrêté à la frontière du territoire Quileute. Il m'y attend ! informais-je.
-Très bien. Surtout restes où tu es, recommanda-t-elle. J'arrive tout de suite.
Lorsque la ligne fut coupée ma frayeur revint de plus belle. Soudain, les martèlements contre la porte cessèrent. Je retins mon souffle et fermais les yeux.
Un silence macabre s'installa alors dans la maison puis un claquement sourd retentit.
-Bella ? Appela Jacob d'une voix faussement aguicheuse.
Je me mordis les lèvres pour éviter d'émettre un son.
Tout à coup la porte explosa littéralement. Je sentis des débris de bois et de verre entailler mes bras et l'étagère avec laquelle j'avais bloqué la porte me tomber sur les jambes, me clouant ainsi au sol face à mon prédateur, telle une mouche dans une toile d'araignée.
Dans l'encadrement de la porte, Jacob avait repris son apparence humaine. Il me surplombait de toute sa hauteur, le souffle court, ses yeux reflétant l'incompréhension.
Je pleurais silencieusement.
-Bella, c'est fini je suis...
Jacob n'eut pas le temps de finir sa phrase, un éclair blanc traversa la pièce en le projetant contre le mur dans un bruit sourd.
Edward.
Je vis Alice accourir dans la salle de bain où j'étais prisonnière et ôter sans difficulté la lourde étagère qui coinçait mes jambes.
-Tu peux marcher ? demanda-t-elle en avisant d'un air inquiet mes bras et jambes écorchés.
J'acquiesçais en silence. Plusieurs grondements sourds résonnèrent et je me levais précipitamment pour tenter d'empêcher le duel que j'avais toujours redouté, ayant longtemps été le sujet de mes cauchemars.
Edward se battait avec Jacob, redevenu loup. Le combat semblait équilibré : Jacob paraissait plus rapide qu'Edward mais ce dernier qui avait l'avantage de déchiffrer ses pensées, parvenait à esquiver ses coups en bondissant avec grâce autour du loup. Jacob s'épuisait à frapper dans le vide et ses grognements de rage s'amplifièrent.
-Arrêtez ! Hurlais-je. Je vous en pris, arrêtez.
Me revins à l'esprit une terrible didascalie de Roméo et Juliette. Ils se battent. Pâris meurt. Je frissonais d'horreur.
Edward ralentit et me regarda avec acidité. Jacob en profita alors pour bondir sur lui et le projeta au sol dans un bruit d'os brisé. Le vampire se releva rapidement et je remarquais avec soulagement que c'était le carrelage et non lui qui s'était fracassé.
Je me précipitais alors entre eux pour stopper le combat.
-Arrêtez ! suppliais-je une nouvelle fois en étirant mes bras en direction de Jacob et Edward comme pour les séparer.
Edward jura. Ses prunelles étaient d'un noir d'encre et tout son corps semblait secoué de tremblements de rage. Il se détendit légèrement, restant attentif aux moindres mouvements du loup. Ce dernier bouillait littéralement de haine, prêt à bondir à chaque instant.
Mes yeux rencontrèrent ceux de Jacob. Cette fois, il semblait conscient de ses gestes et ses prunelles sombres suintaient la colère et la douleur.
Nous restâmes ainsi de longues minutes avec pour seules paroles les grognements incessants de deux rivaux.
Soudain la porte d'entrée s'ouvrit à la volée et trois nouveaux loups garous firent irruption dans la pièce. Je reconnus le poil argenté de Paul, celui noir comme l'ébène de Sam et le dernier brun de Jared. Ma gorge se serra : les choses se compliquaient gravement.
Edward se contracta de nouveau, son effrayant grondement guttural résonnant dans sa gorge.
Alice se rapprocha de son frère, prête à le rejoindre dans la bataille.
Les quatre loups fulminaient : deux vampires en territoire Quileute, le traité était rompu.
Je remarquais qu'Alice et Paul ainsi qu'Edward et Sam s'étaient lancés dans un duel mental en se fixant du regard le plus méprisant possible. Paul retroussa les babines dans un rictus mauvais et se cambra sur ses pattes arrière. Je ne compris que trop tard ses intentions et mon cri d'alerte résonna dans la maison avec quelques secondes de retard.
L'énorme bête se jeta sans ménagement sur la fluette Alice, ses griffes s'enfoncèrent dans sa poitrine en la déchirant. La jeune femme fut propulsée contre le buffet de bois qui s'effondra à son contact. En dépit de l'horrible fracas que provoqua le choc, j'étais consciente que cette fois il n'y avait pas seulement le meuble qui s'était brisé.
Je me précipitais vers Alice, ensevelie sous les décombres de bois.
Paul regardait maintenant Edward avec une animosité dévastatrice.
MoonlightChapitre n° 4: Le combat, partie 1

# Posté le dimanche 22 juin 2008 09:37

Modifié le vendredi 08 août 2008 13:55